A la Une



La politique étrangère de la France au Moyen-Orient
Interview exclusive accordée au Journal d'Iran
Sénateur Nathalie Goulet est membre du groupe d’amitié France-Iran et également membre de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées au Sénat

Journal d’Iran : Au vu de la conjoncture actuelle au Moyen Orient, comment interprétez-vous la politique étrangère de la France ?
Sénateur Nathalie Goulet : Si l’on considère que le président iranien a été l’invité d’honneur du « Conseil de Coopération des Pays du Golfe » au mois de décembre à Doha, si l’on considère le voyage totalement raté de G. Bush dans la région pour liguer les pays du Golfe Persique contre l’Iran et à propos duquel les journaux émiratis ont titré qu’il était rentré chez lui « empty handed », si l’on considère le voyage triomphal du cheikh Mohammed de Dubaï, accompagné d’une très grande délégation en Iran la semaine dernière, et si vous me posez la question de savoir quelle est la politique étrangère de la France à l’égard de la politique régionale, j’ai quand même tendance à penser qu’elle est décalée – et décalée me semble un mot faible. Je pense que notre inflexion à l’égard de la politique étrangère – qui est plutôt une génuflexion à l’égard de la politique américaine – va nous jouer des tours tout à fait désagréables. Je suis membre de la Commission des Affaires Etrangères et de la Défense au Sénat, et je dois vous dire que nous n’avons, dans cet hémicycle, jusqu’à maintenant eu aucun débat sur la politique étrangère. Et nous n’avons absolument aucune tribune pour nous exprimer. Normalement, le débat sur le budget du Ministère des Affaires Etrangères est l’occasion pour le Ministre de répondre à ces questions, mais malheureusement son intervention, fort attendue, a été écourtée et pas de sa propre initiative, lui était très disponible pour nous répondre. Lire la suite de l'interview

Les dépêches




Nucléaire iranien: Ahmadinejad oppose une fin de non-recevoir à l'offre des grandes puissances- AFP


L'Iran est "sérieux" dans les pourparlers sur le nucléaire, selon Ahmadinejad- AP


Le président syrien en visite en Iran- Xinhua


L'Iran n'a pas répondu aux Six à l'expiration du délai- L'Express


La Maison Blanche met en garde l'Iran contre de nouvelles sanctions- Romandie


Iran: deux médecins arrêtés pour avoir projeté "une révolution de velours"- France Info


Iran: l'Opep doit être plus stricte- le Figaro


Pétrole: contrôler la production en cas de chute des prix (ministre iranien)- Ria Novosti


La France appelle à l'Iran de donner une réponse que la communauté internatioanle attend- Xinhua


Nouvel affront de Téhéran à la communauté internationale- Libération


Iran: Les pays non alignés soutiennent le programme nucléaire iranien - AngolaPress


L'Europe pour une application ferme de sanctions contre l'Iran- 7sur7




L’Iran et l’Europe, vers la fin des négociations?

Contrairement à ce que l’on pourrait penser des relations entre l’Iran et l’Union Européenne, comparées à celles avec les Etats-Unis, différents éléments confirment que cette relation ne traverse pas seulement un passage difficile mais nous nous approchons bel et bien une période de crise diplomatique. Les enjeux internationaux et régionaux ainsi que des acteurs tels que l’Israël et les Etats-Unis et surtout l’état d’avancement des négociations sur le dossier nucléaire iranien influencent fortement cette relation. Jusqu’aujourd’hui, les intérêts économiques jouaient un rôle de premier plan dans cette relation et représentaient le pivot de la relation.
Les sanctions internationales imposées au régime iranien ont sacrément miné cette relation économique. Il faut ajouter à cela la démarche entreprise par certains pays européens comme la France et l’Angleterre qui les a conduits à adopter une position différente à l’égard de la République islamique et c’est ce qui pourrait conduire, dans certaine mesure, à une vraie crise diplomatique. Lire la suite



Les choix de l’Iran

Alors que le président Bush, de visite sur le vieux continent, s’efforce de convaincre les chefs de file de l’Union européenne d’accepter un durcissement des sanctions des Nations Unies contre l’Iran, et que le débat s’anime entre John McCain et Barack Obama pour savoir si les Etats-Unis doivent engager le dialogue avec les dirigeants iraniens, la question du programme nucléaire iranien s’échauffe. Il n’est pas surprenant que les Iraniens observent le débat avec intérêt. Or, ils ont besoin de faire davantage que de simplement observer. L’élite politique iranienne considère les Etats-Unis, plutôt que l’Europe, comme son meilleur homologue international. Seuls les Etats-Unis peuvent garantir à la république islamique la sécurité qu’elle souhaite. En effet, les Etats-Unis doivent être prêts à fournir des garanties s’ils veulent que l’Iran abandonne les parties les plus suspectes de son programme nucléaire. Il importe que l’Iran agisse pour que tout dialogue futur avec les Etats-Unis porte ses fruits. Dans les négociations avec les pouvoirs publics iraniens, je suis toujours stupéfait de voir... Lire la suite



Le mouvement ouvrier iranien depuis trois ans

On peut énumérer les problèmes généraux des travailleurs d’Iran comme suit : manque de sécurité de l’emploi, travail intérimaire et contractuel, fermeture des usines, chômage de millions de travailleurs, non paiement des salaires (allant d’un mois à un an), concurrence intense parmi les travailleurs à l’intérieur du marché du travail, manque d’intérêt et de réponse du régime aux revendications des travailleurs, appui du régime aux revenus du pétrole et parallèlement manque absolu d’intérêt pour la production des biens de consommation, importation sans contrôle au détriment de la production interne conduisant à la faillite des grandes industries comme la sucrerie, le thé, la fabrication de chaussures, l’industrie électrique, etc. Lire l'article complet



Abbas Kiarostami : "Mon regard porte sur l'Occident"

Le Festival d'art lyrique d'Aix-en-Provence, qui fête cette année ses soixante ans, a confié la mise en scène de son opéra fétiche, Cosi fan tutte, de Mozart, au grand cinéaste iranien Abbas Kiarostami (né à Téhéran le 22 juin 1940). L'auteur de la trilogie de Koker, du Goût de la cerise (Palme d'or à Cannes en 1997), du Vent nous emportera (Lion d'argent à la Mostra de Venise en 1999) ou de Ten, aborde ici l'opéra pour la première fois. Nous l'avons rencontré le 5 mai dans les calanques de Cassis (Bouches-du-Rhône) où il tournait les scènes maritimes qui serviront de toile de fond à sa mise en scène. L'artiste multiple que vous êtes – cinéaste, peintre, designer, photographe et poète – pouvait-il échapper à cet art pluriel qu'est l'opéra ?
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Le célèbre cinéma iranien survit sous la censure

C'est un soir de détente à Téhéran et des dizaines de cinéphiles font la queue devant un nouveau multiplexe du centre pour assister aux dernières productions ayant franchi l'obstacle de la censure. Le cinéma Azadi offre un cadre moderne, avec un son de qualité et des fauteuils moelleux, mais pas les films des réalisateurs qui ont donné ses lettres de noblesse au cinéma iranien. La diffusion des oeuvres récentes de cinéastes couronnés à l'étranger comme Abbas Kiarostami et Jafar Panahi reste interdite par le ministère de la Culture et de la guidance islamique. Même sanction pour "Santouri", le drame social sur l'accoutumance à la drogue de Darioush Mehrjoui, auteur du chef d'oeuvre de 1969 "Gav" (la vache).
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La côte de l'art contemporain iranien décolle

Les vernissages se multiplient, les artistes sont courtisés et les prix multipliés par 20 ou 30. C'est la ruée vers l'art contemporain iranien. Loin des rumeurs de guerre contre le programme nucléaire du pays, ou des difficultés économiques, une classe aisée fait grimper la cote des artistes. Les plus aventureux achètent même la totalité des oeuvres d'un peintre avant même leur exposition dans une galerie. "Pendant 30 ans, personne ne s'intéressait à nous. Aujourd'hui, tout le monde veut acheter. C'est la ruée", affirme le grand sculpteur Parviz Tanavoli (72 ans). "Les gens ont de l'argent. Ils avaient l'habitude de le placer dans l'immobilier, aujourd'hui, ils voient qu'il y a aussi d'autres placements", ajoute-t-il.
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Le dernier numéro : L'Europe s'inquiète !

L’Iran et l’Europe, vers la fin des négociations? Mahmoud Delfani, directeur de la rédaction du Journal d’Iran
L’Europe et l’Iran ; les conditions d’un vrai dialogue ! Interview exclusive avec Angelika Beer, Député européen et Présidente de la Délégation pour les relations avec l’Iran au Parlement Européen, propos recueillis par Sima Taheri
L’Iran dans la stratégie européenne ; les enjeux et les perspectives, Interview avec Pirouz Mojtahed Zadeh, Professeur de géopolitique à l’Université Tarbiat Modarres à Téhéran et Président de la Fondation Urosevic à Londres
L’Iran et l’Europe ; défi ou dialogue ? Ahmad Naghibzadeh, Professeur de sciences politiques à l’Université de Téhéran
Quelle politique de sécurité pour l’Iran, dans le cadre de la crise du nucléaire ? Emmanuel Dupuy, Président de l’Institut Prospective et Sécurité en Europe (IPSE) et Consultant auprès du Cabinet d’Ingénierie Stratégique pour la Sécurité (CI2S)
L’Iran et les mouvements islamistes chiites au Moyen-Orient, Laurence Louër, Chargée de recherche à Sciences Po et CERI
Les peintures populaires de cafés ou “Ghahveh-Khaneh”, Entretien avec A li Gharemani, et Ostad Darvish Farahani, propos recueillis par Camélia Esmaili
L’Iran Creuset des religions de Richard Foltz, présenté par Marc Pajou



La cité d’Ispahan, notre « Moitié du Monde »

Un voyage en Iran ne serait pas un véritable voyage sans une halte à Ispahan, cette ville de plus de 2500 ans de civilisation. Ayant une hisoire féconde, elle abonde en richesses culturelles et artistiques de toutes sortes. Ce n’est nullement un hasard si on l’a surnommée la « Moitié du Monde ».
En revanche, c’est comme si l’on se retrouvait soudain devant un nouvel espace ; tellement vaste, tellement original, tellement diversifié. Comme si la moitié du monde émergeait subitement devant nos yeux.
Une promenade le long du fleuve Zayandé-rud est peu comparable à celle faite à côté de la Seine. Les ponts Si-o-se-pol et Kâhdjou se sont mis à l’écoute des murmures de ce fleuve il y a des siècles. Sur la place Naghsh-é-djahân, la plus grande du monde, trottent toujours les chevaux décorés trainant des chariots pour déplacer des visiteurs d’un coin à l’autre de la ville.
Ces derniers s’imaginant dans un wonderland oriental parcourrent, avec des yeux curieux, la surface monumentale de la place d’un magasin à l’autre, puis d’une mosquée à l’autre. A la question « Quels sont les repas typiques de la ville ? » on repondra sur le champ « Bériani1 » et « Halim bâdémjân2 ». Ce qui revient à dire que la gastronomie ispahani se distingue fièrement de celles des autres villes. Ispahan fut la capitale favorite du roi Abbâs safavide premier. C’est là où se refugièrent, avec le soutien de ce même roi, un grand nombre d’Arméniens, par peur des Turcs ottomans. Ispahan, elle, est le berceau d’un artisanat typiquement iranien, de l’art de la bijouterie jusqu’ à celui du tissage de tapis. Elle est également célèbre pour son art du ciselage du cuivre et de l’argent, pratiqué dans des bazars spécialisés. Lire la suite

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